15 Septembre 2015

ScaRaB

Les premières estimations des échanges d’énergie entre la Terre et l’espace datent du début du siècle. Néanmoins, depuis une vingtaine d’années, l’instrument ScaRab offre une carte précise du bilan radiatif de la Terre et de son évolution.

Lorsque le programme ScaRaB (Scanner for Radiation Budget) est décidé par le CNRS et le CNES en 1986, dans le cadre de la coopération spatiale franco-russe, le réchauffement climatique est déjà une préoccupation majeure. Le projet ScaRaB, dont l’objectif est de déterminer les composantes du bilan radiatif de la Terre, suit alors les recommandations du Programme Mondial de Recherche sur le Climat.

L’instrument ScaRab est un radiomètre doté de 4 canaux susceptibles de mesurer les flux d’énergie entrants (le rayonnement solaire absorbé par le système Terre) et les flux sortants au sommet de l’atmosphère (le rayonnement infrarouge qui s’échappe de l’atmosphère vers l’espace). Il permet ainsi de surveiller les variations de ces échanges d’énergie dans le temps et offre une meilleure compréhension du système climatique terrestre.

Le Laboratoire de Météorologie Dynamique (LMD) du CNRS a conçu et développé l’instrument ScaRaB avec la participation de laboratoires russe et allemand, ainsi que le logiciel destiné à traiter les données récoltées. Le CNES coordonne les interactions avec les partenaires russes et allemands (pour les deux premiers instruments ScaRaB) puis indiens (pour l’instrument ScaraB-3 embarqué sur le satellite Megha-Tropiques). Il assure également le traitement et l'archivage des données en France et leur distribution aux utilisateurs.